Vous êtes #LASOLUTION avec KIMYYA

Dans la mouvance de l’émergence, de jeunes ivoiriens s’activent, chacun de son côté pour apporter des solutions concrètes aux problèmes que nous rencontrons dans la vie de tous les jours. Ismaël Dembélé fait partie de ceux qui veulent être acteurs du changement et n’a pas voulu rester en marge de ce mouvement. Pour lui, le plus important ce n‘est pas de se demander “qui est le responsable” de la situation mais plutôt de se demander “que puis-je faire pour contribuer à une amélioration“.

Cette positive attitude, il a bien voulu la traduire avec KIMYYA, un projet multidimensionnel qui se penche sur l’impact négatif des problèmes de circulation ainsi que sur le bien-être de la population. Découvrez en quelques lignes l’esprit de ce projet ambitieux et la vision de ses fondateurs sur Technokrate.

 

Pouvez-vous présenter KIMYYA? Que proposez-vous?
KIMYYA est un système permettant aux individus de partager des informations entre eux, qui leur facilitent la vie quotidienne. Dans sa première phase, KIMYYA se focalise sur le partage d’information sur l’état de la circulation en temps réel. Cette information est encadrée par des agents, et accessible sur différentes plateformes (sms, appli mobile, web, centre d’appel et flash info radio).

Mais au-delà d’être une solution technologique, KIMYYA est l’illustration d’un mouvement, à travers lequel les africains prennent en charge leur bien être par l’utilisation des TICs.

Comment avez-vous eu l’idée de créer KIMYYA ?
C’est sur le terrain, suite à la frustration causée par les embouteillages d’Abidjan que j’ai commencé à réfléchir à un moyen de faciliter la vie des automobilistes. Après des échanges avec son partenaire Mbépongo Dédy Bilamba, l’idée est née de développer KIMYYA.

Depuis combien de temps avez-vous commencé ce projet ?
Cela va faire bientôt 5 mois.

Avez-vous rencontré des difficultés lors de la création de votre startup ? Qu’est-ce qui vous a permis de les surmonter ?
La première difficulté fut d’accepter que ce qui compte c’est l’impact sur les populations et l’utilité de l’initiative. Nous gardons donc en tête que le projet est plus important que nos opportunités en tant qu’entrepreneurs, ce qui nous permet d’avancer sans le stress et sans craindre par exemple d’être « mangé » par des plus gros.

Nous ne sommes qu’en phase de lancement et le plus dur est devant nous. Mais dans notre approche nous acceptons de garder une petite part d’utopie qui nous évite de nous limiter quant à notre taille et nos moyens financiers.

L’un des objectifs de votre initiative est de créer des emplois pour les “grouilleurs”. Comment cela se fera concrètement?
Notre idée est qu’il existe dans l’économie informelle de nos capitales, des individus qui ont une très riche expertise de la circulation. On les appelle « grouilleurs » à Abidjan ou encore « courageux » à Kinshasa, ces jeunes non employés, qui chaque jour font de leur mieux pour rapporter un peu d’argent à la maison et subvenir à leurs besoins. Et comme la solution KIMYYA est avant tout la matérialisation d’une volonté des africains d’être acteurs de leur bien-être, nous allons mettre à profit leurs différents potentiels et valoriser cette expertise.

KIMYYA se réclame être un acteur de l’Afrique 3.0. Pensez-vous que les solutions digitales comme le crowdsourcing peuvent être pleinement utilisées en Côte d’Ivoire actuellement?
Absolument, et c’est déjà le cas. Les africains sont de plus en plus connectés et les solutions digitales s’intègrent de plus en plus dans le quotidien des africains et des ivoiriens en particulier. A titre d’exemple, lors des troubles post électorales de 2002, on voyait sur les réseaux sociaux des initiatives dans lesquelles les individus se partageaient de l’information pour venir en aide à différentes personnes sur le terrain.

Comment comptez-vous rentabiliser votre business ? Quel est votre business model ?
L’ambition de KIMYYA est de devenir un gigantesque réseau social africain, réunissant des africains avec une certaine mentalité : la volonté de changer les choses d’eux même. L’application sera bien entendu gratuite, mais de manière générale une utilisation spécifique aux entreprises sera commercialisée, une régie publicitaire sera mise en place et les données collectées constitueront également une source de revenus.

Un projet comme le vôtre est audacieux. Qui sont vos principaux concurrents ici en Côte d’Ivoire ?
Il existe déjà des démarches dans le sens de KIMYYA en Côte d’ivoire, comme au Kenya ou au Nigeria. La différence est que notre approche va au-delà de la problématique de circulation et de l’utilisation des technologies : nous mettons d’abord l’accent sur les individus eux-mêmes. Au vu de cela nous pensons ne pas être en situation de concurrence… pour le moment.

Qu’est-ce qui différenciera KIMYYA des éventuels concurrents ?
– L’approche « À nous de le faire »;
– L’approche humaine/sociale et tout technologique;
– La vision/utilisation à long terme et au-delà de la circulation;
– Ses fondateurs ;-).

Où voyez-vous la startup dans un an ? Quels sont vos projets ?
Dans un an, nous nous voyons avec un bureau à Abidjan et Kinshasa. Nos projets sont de créer des emplois et incarner une mentalité collective positive à laquelle vont adhérer le maximum de personne en Afrique.

Avez-vous des besoins en termes de financement, personnel, partenaires, mentoring, etc ?
Bien entendu. En ce qui concerne le financement, nous lancerons très bientôt une campagne de Crowdfunding via Kickstarter et d’autres canaux parce que nous croyons au succès de KIMYYA par crowdsourcing. Ce sera pour nous une manière de matérialiser l’idée que les africain(e)s sont prêt à être les acteurs de leur propre bien être en contribuant.

Nous avons par ailleurs le privilège de travailler avec Kambale Musavuli qui Business Analyst chez ToughtWorks et nous sommes parrainés et mentoré par Mme Maryam Sy Diawarra fondatrice du Africa Web Festival. Ces personnes ont été d’un soutien précieux dans l’élaboration de KIMYYA et nous leur sommes très reconnaissants.

Technokrate est engagé pour inspirer les jeunes africains et ivoiriens. Quels conseils avez-vous pour les jeunes ivoiriens qui souhaitent se lancer comme vous dans ce domaine ? Que pouvez-vous dire pour inspirer ces jeunes ?
A ces jeunes, à ces grouilleurs je pourrais dire foncez car de toute façon « c’est à nous de le faire ». Mais avant tout, il faut être prêt à donner le maximum de ce que l’on est capable et ensuite savoir s’entourer. Seuls la passion et le sérieux pourra attirer des ressources indispensables, comme vous l’êtes pour nous.

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